EXPOSITION

Conversation de routes : Clay Apenouvon, Gopal Dagnogo, Lindokuhle Khumalo, Sthenjwa Luthuli, Zanele Muholi et Jean Servais Somian

A découvrir aussi virtuellement en cliquant sur l'affiche

Nouvelles dates réouverture Post COVID

 

En collaboration avec la Galerie Véronique Rieffel

 

 

Il y a les routes tracées, celles où l’on veut nous conduire et à mille lieux, mille "miles", celles que nous dessinons. Infinies et universelles comme les constellations dans le ciel, elles construisent une géométrie temporelle où les chemins du passé rencontrent le présent pour construire un futur, formant une figure nouvelle. Elles sont empruntées par chaque individu déclinant un sillon, une empreinte inédite, creusée sur les vestiges des frontières de l’ancien monde.
La galerie Carole Kvasnevski et la galerie Véronique Rieffel proposent de partager un voyage où le questionnement est le fondement de la pensée. De cet itinéraire, ce sont les voix des artistes…une musique dans un bolide lancé à 200 à l’heure…Urgence… qui roule dans la nuit plein phares ! Asphalte contre terre, les pneus s'échauffent avec le travail de Clay Apenouvon dont le plastique se forge en un cri d’alarme face au sort des réfugiés.
Silence des Etats devant cette souffrance, Lindokhule Khumalo, Elihle, la jeune fille au téléphone rouge sonne l’état d’urgence. A peine le temps de freiner, une boite usée de vache qui ne rit plus vole en mille éclats; Sur le côté, deux poules évadées d’une toile de Gopal Dagnogo, observent les stigmates de la colonisation dans la société de consommation actuelle.
Le volume augmente autant que l’urgence, la mémoire est le gardien d’un temple dont Jean Servais Somian est l'un des héritiers, distillant dans son design contemporain, une marque d’ancestralité par la noblesse des matières utilisées tout comme le travail de Sthenjwa Luthuli qui sculpte dans le bois le portrait de l’activiste visuelle Zanele Muholi se battant pour le droit de vivre des communautés LGBTI. L’invisible devient visible et ne peut être tu ou tué. En perpétuelle questionnement, face au confinement, Zanele Muholi se réinvente sur toile où elle laisse exploser la couleur comme une forme de résistance.
Face à une pandémie, mais en réalité bien avant, il est plus que jamais nécessaire de bâtir et de continuer de tracer des sentiers qui invitent à penser, à revoir, bâtir et rêver autrement l’Afrique.


There are the marked roads, the ones where we want to take us and to a thousand places, a thousand "miles", those that we draw. Infinite and universal like the constellations in the sky, they build a temporal geometry where the paths of the past meet the present to build a future, forming a new figure. They are borrowed by each individual, showing a furrow, a unique imprint, carved out of the remains of the borders of the old world.
The Carole Kvasnevski gallery and the Véronique Rieffel gallery offer to share a journey where questioning is the foundation of thought. From this route, it is the voices of the artists ... music in a racing car launched at 200 per hour ... Urgency ... rolling in the night full of headlights! Asphalt against earth, the tires heat up with the work of Clay Apenouvon, whose plastic is forged into a cry of alarm in the face of the plight of the refugees.
Silence of the States in the face of this suffering, Lindokhule Khumalo, Elihle, the girl on the red telephone ring the state of emergency. Barely time to brake, a "vache qui rit" box that no longer laughs shatters into a thousand shards; On the side, two hens escaped from a painting by Gopal Dagnogo, observe the scars of colonization in today's consumer society.
The volume increases as much as the urgency, memory is the guardian of a temple of which Jean Servais Somian is one of the heirs, distilling in its contemporary design, a mark of ancestrality through the nobility of the materials used as well as the work. by Sthenjwa Luthuli who carves in wood the portrait of visual activist Zanele Muholi fighting for the right to live of LGBTI communities. The invisible becomes visible and cannot be hidden or killed. In perpetual questioning, faced with confinement, Zanele Muholi reinvents herself on canvas where she lets color explode as a form of resistance.
Faced with a pandemic, but in reality long before, it is more than ever necessary to build and continue to trace paths that invite to think, to review, to build and to dream of Africa differently.

 

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
Galerie Carole Kvasnevski