EXPOSITION

JEUX D'ENFANT ?


« La rue est la mère de tout le monde, de même que le soleil. Il était fier d'être un enfant de la rue. Et aussi un enfant du soleil. » écrit Alain Mabanckou dans son livre lumières de Pointe-Noire. Ainsi comment ne pas lier et même nouer le travail de l'artiste a cette volonté d’illuminer les murs des écoles, de la rue, de ses tableaux, des objets qu’il personnalise a celui de l’espoir. Aurel questionne. Aurel s’interroge, il nous interroge.... Réitération du quotidien ou éternel renouvellement ? Il joue dans la répétition du mouvement, dans l’enchevêtrement des écritures, des signalisations, des interdits, des mots…. Mais se joue t-il de nous en nous offrant au travers sa peinture une promesse essentielle conserver son innocence ? Au contraire, ces œuvres se révèlent comme des gardiens du souvenir, d’un monde passé et informel, mais néanmoins mouvementé. Il inscrit dans le temps cette période qui au regard d’une vie figure comme un instantané. Le panda, sa créature totémique revêt le caractère d’une créature transitionnelle. Il confère en cet animal un lieu de construction momentané et illusoire qui est le miroir de notre propre évolution.
Aurel n’est pas pour autant retombé dans l’enfance puisqu’il réfute même l’idée de cette expression qui mettrait comme étendard l’origine de l’homme comme le berceau du gâtisme. Son travail de la couleur fait preuve d’une maîtrise organique, quasi sensorielle et tribale. Il rappelle une nouvelle fois la profondeur de son sujet sous le jeu de l’enfance…

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Galerie Carole Kvasnevski